Emploi

Publié le 19 juillet 2016 | par Boris Milisavljevic

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En France, le chômage tue 14 000 personnes par an

Dépressions, cancers, isolement, suicides … Dans un avis publié le 10 mai 2016, le CESE (Conseil économique, social et environnemental) alerte sur les conséquences du chômage en matière de santé publique.

D’après l’avis du CESE, ce sont 14 000 femmes et hommes qui perdent la vie chaque année pour avoir été privés de travail. A titre de comparaison, les accidents de la route ont causé la mort à 3 464 personnes en 2015. Pour le CESE, « les politiques publiques, notamment sanitaires, doivent mieux accompagner les personnes pendant le temps qui les sépare d’un retour à emploi. »

Une étude de l’INSERM parue en janvier 2015 démontrait déjà que « pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus a augmenté significativement de 1,5% » entre 2000 et 2010.

Au mois d’octobre 2015, Pierre Larrouturou, économiste et cofondateur du parti Nouvelle Donne, portait plainte pour « non-assistance à personnes en danger » contre le premier ministre, Manuel Valls, plusieurs membres du gouvernement et de la majorité parlementaire (lire l’article de Libération du 29 octobre 2015). L’économiste explique que des solutions existent pour éviter de nombreux licenciements. En baissant par exemple le temps de travail des salariés d’une entreprise en difficulté et en compensant leur perte de salaire par un chèque de l’Unedic ou de l’Etat. Des dispositifs de ce type ont été mis en place au Canada et en Allemagne.

Des femmes et des hommes meurent tous les jours à cause du chômage !

Mais au lieu de préserver l’emploi, le gouvernement enfonce le clou et fragilise davantage les salariés. Manuel Valls a ainsi choisi d’imposer la loi « El Khomri », dite  « Loi Travail », par l’utilisation de l’article 49-3.

Qu’attend-on pour réagir ? En 2017, ne renouvelons pas les mandats de ceux qui ont permis ce recul social !


Boris Milisavljevic - Je m'engage !

  • Je m’engage à répondre à l’alerte du CESE (Conseil économique, social et environnemental) en proposant notamment une sécurisation des parcours professionnels durant les périodes d’activité et de formation. La continuité du revenu doit être assurée tout au long de la vie.
  • Il faut renforcer les droits des salariés et notamment rétablir la hiérarchie des normes que la loi « El Khomri » prévoit d’inverser.
  • Je m’engage à défendre une proposition de loi qui empêchera les licenciements en permettant la baisse du temps de travail dans les entreprises en difficulté. La perte de salaire des salariés de sera compensé par un chèque de l’Unedic ou l’Etat versé à chaque salarié. 

L’avis du CESE et l’étude de l’INSERM


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